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SAINT-EUSTACHE (QUÉBEC)
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RAPPEL D'HISTOIRE

La terre de Jean-Olivier Chénier


par

Claude-Henri Grignon



La maison de Grégoire Pesant dit Sanscartier, rue Féré à Saint-Eustache, construite en 1886.

La ferme que possédait Jean-Olivier Chénier à Saint-Eustache était située dans la Côte du Lac et était bornée à l'est par l'actuelle rue Féré. Cette terre correspond aujourd'hui au lot numéro 51 au cadastre de la paroisse de Saint-Eustache. C'est là qu'avant les événements de décembre 1837 ira se réfugier son épouse, Zéphirine Labrie.

Voici l'histoire de cette terre, depuis la première concession de la seigneurie des Mille-Îles, en 1683.

La seigneurie des Mille-Îles

Le 23 septembre 16831, le gouverneur de la Barre et l'intendant de Meulles concèdent à Michel-Sidrac Dugué de Boisbriand le territoire de la seigneurie des Mille-Îles étendu de onze milles et demi sur sept milles et demi depuis Terrebonne jusqu'à la rivière du Chêne. Né dans le diocèse de Nantes, en France, il s'enrôle très tôt dans l'armée royale2. Dugué arrive à Québec en septembre 1665 avec le grade de capitaine dans le régiment de Carignan-Sallière.

C'est à titre de militaire que le sieur Dugué se fait connaître. Il participe à de nombreuses campagnes militaires: au lac Ontario en 1673 avec Frontenac, contre les Indiens en 1684 et 1687 avec Denonville. Il devient temporairement commandant militaire de Montréal durant l'absence du gouverneur en 1670.

Cependant, Dugué s'occupe surtout du commerce des fourrures, sa préoccupation dominante durant une bonne partie de sa vie. Seigneur de Senneville en janvier 1672, il vend ce territoire en 1679 à Charles Le Moyne et à son beau-frère, Jacques Le Ber. En 1672, il obtient aussi la jouissance de la seigneurie de l'Île Sainte-Thérèse, près de Repentigny. Il conserve ce territoire jusqu'à son décès.

Marié en 1667 à Marie Moyen, neuf enfants naissent de cette union. La seigneurie des Mille-Îles n'a jamais représenté d'intérêt pour le sieur Dugué. Il n'y concède aucune terre; il n'y occupe aucune résidence et il ne cherche en aucun temps à y construire quoi que ce soit. En vertu de l'édit de Marly de 1711, la seigneurie Dugué retourne à la couronne le 1er mars 1714.

Quatre jours plus tard3, le 5 mars 1714, deux des gendres du sieur Dugué, Gaspard Piot de Langloiserie et Jean Petit, se voient octroyer la seigneurie des Mille-Îles. En 17184, le territoire de la seigneurie se sépare en deux parts égales: la section Est est dévolue à Gaspard Piot de Langloiserie et la section Ouest passe au sieur Petit.

Deux ans plus tard, Jean Petit meurt sans avoir effectué de concession sur son territoire. Au moment de son décès, Jean Petit venait tout juste d'être accepté comme onzième membre du Conseil souverain.[...]



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